En voeux-tu, en voilà !

 

2009 année de crise, de combat, et de création !

 

Crise : "leur" monde fait mine de s'effondrer.
Pas sûr que l'alerte soit fatale : il reste encore des enragés prêts à partir en croisade pour un "capitalisme moral" et les soubresauts du cadavre fumant peuvent faire encore pas mal de victimes.Elus "cocus de l'Histoire" par naissance, nous sommes pourtant convaincus de l'inéluctabilité de la faillite du système économiste et amoral qui mène le monde occidental. Serrons les rangs et les fesses, croisons les doigts, et rappelons-nous que le mur de Berlin est tombé en une nuit : c'est donc possible…

 

Combat : tous azimuts ! Nous ne participons à rien d'autre qu'à l'édification d'une conscience planétaire nouvelle, contre les certitudes des pseudos-mystiques qui ont entériné l'inégalité au service des seigneurs de toutes les féodalités. Le ring est partout, il se nourrira de lucidité, de solidarité et d'opiniâtreté.

 

Nous avons un but, au plus bref terme : que chaque enfant qui naît sur la terre se voie garantis un toit, une assiette et une école. Le reste n'est que futile division. Si le combat ménage des pauses, nous relirons, au hasard, Marx, Mary Shelley, Chomsky et Boris Vian. En écoutant "kind of blue" de Miles…

 

Création : chacun ses armes. L'internet a fait de nous des optimistes, nous le lui rendrons bien volontiers : par des films, des musiques, des mots, des amis. Nous procéderons par éclats d'étoile, nous espérons les vôtres : il importe donc que vous soyez en état de servir, c'est tout le mal que nous vous souhaitons.

The trucadire big band !

Happy new year

Bonne Année par ici!

Alors cette année, on finit la semaine et on attaque les mois!?

see ya!

Bien dit, camarade ! C'est

Bien dit, camarade !

C'est bon de t'entendre réaffirmer ton programme polétique au seuil de la
nouvelle année. Eh bien fais donc en sorte d'être longtemps en état de
servir !

J'allais en rester là, mais je viens de réaliser que j'ai du temps devant moi
et que je peux donc laisser libre cours à mes penchants de chieur...

Alors, d'abord, pourquoi limiter le "système économiste et amoral" au monde
occidental ? C'est certes une "invention" occidentale, mais elle règne sans
partage sur la planète, et nos amis asiatiques par exemple s'y adonnent avec
un enthousiasme sans complexes (et surtout sans code du travail, sans
syndicats, etc.) qui fait baver les castes dirigeantes du vieil Occident.

Et puis aussi "le mur de Berlin tombé en une nuit"... oui, le symbole est
fort, l'image belle, et elle parle à tout le monde (moi compris). On aimerait
pouvoir en rester à certaines images de fêtes et d'embrassades de cette
nuit-là. Mais je peux de moins en moins oublier ce qui a suivi, immédiatement
après, et dans les 20 années qui nous séparent de l'événement. Si n'y a plus
de Stasi à Berlin, le FSB a resserré son emprise à Moscou. Les ex-démocraties
populaires sont devenues le royaume du capitalisme sauvage et la Russie un
terreau fertile pour les fascismes et les mafias. Entre les deux, un chapelet
d'Etats tampons, misérables, instables, où l'on torture et massacre à tour de
bras. Même dans le pays qui s'en est le mieux sorti, l'ex-RDA, les centaines
de milliards de marks puis d'euros investis n'ont pas permis (mais a-t-on
vraiment essayé ?) d'éviter que toute une génération (en gros, ceux qui
avaient plus de 40 ans en 1989 et pas de qualification pointue) soit laissée
sur le bord du chemin. Aujourd'hui, ils crèvent à petit feu dans des grands
ensembles des années 70 où un tiers des logements sont vacants, dans la haine
de l'autre (de préférence le Polonais, l'Ukrainien, le Moldave...), dans
l'apathie la plus totale dont ils ne sortent que lorsqu'on veut virer la
statue de Lénine qui orne la place centrale (véridique, vu à Schwerin), seul
repère qu'il leur reste.

Ce n'est pas pour dire que c'était mieux avant, mais seulement que la chute du
Mur n'est sans doute que la marque de la victoire d'une forme de capitalisme
sur une autre : le capitalisme libéral et mondialisant a été plus efficace
que le capitalisme autoritaire et refermé sur lui-même. Les dirigeants
chinois ont en partie compris la leçon en essayant de prendre le meilleur (ou
le pire, selon le point de vue...) des deux. Il n'empêche que la Chine est
une cocotte-minute sous pression, dont on peut se demander si elle ne va pas
exploser d'un moment à l'autre. Souhaitons que non, parce qu'il faudra sans
doute du temps pour que s'y construise une alternative politique et
économique qui ne soit pas une déclinaison orientale des tristement
célèbres "plans d'ajustement" du FMI.

On peut alors se demander s'il ne faut pas mettre en rapport la soudaineté de
la chute du Mur et l'absence de toute proposition ou force alternative au
raz-de marée du capitalisme version libérale. C'est une question, je n'ai pas
la réponse.

Tout ça pour dire que l'image de la chute du Mur me laisse des sentiments
ambivalents... et que j'avais un peu de temps à perdre aujourd'hui.

Allez, je vais tailler ma glycine et me bricoler un frichti.

A tout de suite !

Gilles

la chute du mur

ah!.....
Toute une histoire. Günter Grass 1995, traduction française 1997.

Moi pas beaucoup de temps